Les architectures de Le Corbusier. Le rapport entre son oeuvre révolutionnaire et les produits innovants de la Collection LC au Showroom Cassina de Paris du 22 au 28 janvier 2015

Il y a 50 ans disparaissait Le Corbusier et naissait la Collection LC de Le Corbusier, Pierre Jeanneret, Charlotte Perriand. A l’occasion de ce 50ème anniversaire, le showroom Cassina de Paris se transforme pour accueillir une scénographie inspirée des projets d’architecture les plus célèbres du maître.

Grand impact visuel de la vitrine pour peu d’impact sur l’environnement
La scénographie commence dès la vitrine. Toute la superficie vitrée du Showroom Cassina est habillée par des motifs, qui se répètent à l’infini, inspirés de la façade de Villa Shodhan, un projet réalisé par Le Corbusier à Ahmedabad en Inde, et par des reproductions du Modulor, la notion architecturale inventée par Le Corbusier, et mettent au centre le produit à la place de l’homme, car les dimensions des produits sont proportionnelles à la taille de l’homme.
A l’intérieur, les nouveaux cuirs organiques sont exposés dans des structures inspirés par les projets d’architecture de Le Corbusier et réalisées avec les mêmes matériaux et les mêmes détails du mobilier de la Collection LC : les cuirs sont fixés à la structure avec les mêmes ressorts utilisés pour le fauteuil LC1.

La relation naturelle entre l’architecture de Le Corbusier et les modèles de la Collection LC
Dans le showroom Cassina, sur le grand mur qui sert de fond à la scénographie, on retrouve des détails de la façade de l’Unité d’Habitation de Firminy réalisé par Le Corbusier en béton armé. L’architecte aimait le béton armé, un matériau moderne qu’il considérait innovant et, en même temps, en accord avec la nature vu sa composition à base de sable. Ce matériau, à la grande plasticité, lui a également permis de réaliser des projets aux formes organiques, similaires à des fossiles ou des rochers.
La scénographie présente des structures rondes en métal qui abritent le fauteuil LC2, le plus iconique des fauteuils signé par Le Corbusier, Pierre Jeanneret, Charlotte Perriand, dans les nouvelles finitions. Ces structures font référence au Modulor.
Cet hommage à Le Corbusier met en parallèle la révolution créée par ses projets architecturaux et l’innovation introduite par les trois co-auteurs, Le Corbusier, Pierre Jeanneret, Charlotte Perriand, avec le mobilier en métal qui a transformé les codes classiques du langage du mobilier.
Sur la mezzanine, dans une ambiance salon entourées des portraits des trois co-auteurs sont exposés les autres pièces de la Collection LC : les fauteuils LC1, les canapés LC5, les fauteuils LC3, la table basse LC10, la table LC6 et les chaises LC7.

Une nouvelle vidéo dédiée à la Collection LC
Une vidéo émotionnelle, dévoilée pour la première fois à Paris à l’occasion de cette installation, est dédiée à la cette collection icone. Elle souligne l’authenticité de ces pièces de mobilier produites en exclusivité par Cassina depuis 1965, qui travaille en étroite collaboration avec la Fondation Le Corbusier et les héritiers des co-auteurs.
Elle exalte également les formes et les détails à travers des ambiances suggestives et des clins d’oeil aux inspirations des trois co-auteurs.

Le Corbusier a dit…
“L'architecture, c'est, avec des matières bruts, établir des rapports émouvantes.”

“Puissent nos bétons si rudes révéler que, sous eux, nos sensibilité sont fines…”

“Il faut bien se mettre en tête que le dorique ne poussait pas dans les prairies avec les asphodèles, et que c’est une pure création de l’esprit. Le système plastique en est si pur qu’on a la sensation du naturel. Mais, attention, c’est une oeuvre totale de l’homme.”

“Lorsqu’une oeuvre est à son maximum d’intensité, de proportion, de qualité d’exécution, de perfection, il se produit un phénomène d’espace indicible : les lieux se mettent à rayonner, physiquement ils rayonnent.”

“Peinture, architecture, sculpture, sont un unique phénomène de nature plastique au service des recherches poétiques ou capables de déclencher le moment poétique.”

“On dit qu’un visage est beau lorsque la précision du modelage et la disposition des traits révèlent des proportions qu’on sent harmonieuses parce u’elles provoquent au fond de nous, par-delà nos sens, une résonance, sorte de table d’harmonie qui se met à vibrer. Trace d’absolu indéfinissable préexistant au fond de notre être. Cette table d’harmonie qui vibre en nous est notre critérium de l’harmonie. Ce doit être cet axe sur lequel l’homme est organisée, en accord parfait avec la nature et, probablement, l’univers, cet axe d’organisation qui doit être le même que celui sur lequel s’alignent tous les phénomènes ou tous les objets de la nature ; cet axe nous conduit à suppose rune unité de gestion dans l’univers, à admettre une volonté unique à l’origine.”